Pour les amateurs de popArt, 2 expos au printemps prochain arrivent et mettent en lumière le génie de son fondateur : Andy Warhol.À la demande de l'artiste lui-même en 1985, Andy Warhol fût le premier à donner son interprétation d'Absolut Vodka, suivi par de nombreux disciples aux U.S.A. et ailleurs.La marque lui doit beaucoup.
Au Grand Palaisdu 18 mars au 13 juillet, une exposition dédiée aux portraits réalisés par l'artiste. Avenue Winston-Churchill 75008 Paris A laMaison Rougedu 20 février au 3 mai, l'exposition "Warhol TV" à propos de la chaîne (culture, art, mode...) qu'avait créée Warhol. 10 boulevard de la bastille 75012 paris
Vous pouvez retrouver tous les visuels de campagnes Absolut sur mon groupe Facebook "in an Absolut World" et rejoindre la communauté... des fétichistes.
Absolut, ce ne sont pas que des bouteilles. La marque sait se renouveller et imagine pour notre plus grand bonheur un monde idéal dans lequel les hommes porteraient les bébés, Times Squares afficheraient de l’art en lieu et place des publicités géantes, les usines cracheraient des bulles, les manifestations dégénereraient à base de batailles géantes d’oreillers et où on sculpterait son corps en une longueur de piscine…
Ca y est! elle est sortie! En terme de packaging et pour les collectionneurs, l'une des stars de la mode dont on parlera le plus au printemps prochain pourrait bien être la bouteille de Coca-Cola light vendue chez Monoprix.
En vente depuis le 14 janvier, vendue à l'unité au prix de 1,01 euros la célèbre bouteille aux formes pulpeuses s'orne de rayures colorées. Le design est signé par Nathalie Rykiel, fille de Sonia et désormais directrice de la maison Rykiel.Ce n'est pas la première fois que Coca-Cola s'associe avec un créateur, on se souvient des bouteilles créées par Roberto Cavalli, aussi sauvages que glamour...
Les bouteilles Coca-Cola par Rykiel seront vendues dans les Monoprix et au Bon Marché avec un sac shopping assorti représentant une silhouette féminine sur un fond blanc vétue des mêmes rayures.Elle est produite à 65 000 exemplaires alors dépechez-vous... So glam!
C'est en 2005, que L’Absolut Icebar, issu d’une collaboration entre la marque de vodka suèdoise Absolut, l’IceHotel (hôtel de glace au nord de la Suède depuis 1989) et les propriétaires du restaurant tendance « Below Zero London » à la même adresse sur Heddon Street, à ouvert en plein centre ville. S’inspirant de l’original Absolut Icebar créée pour l’hôtel IceHotel de Jukkasjärvi (extrême nord de la Suède) en 1994, celui de Londres est unique de par son environnement urbain et permet aux visiteurs de se plonger dans le froid givré de l’hiver nordique toute l’année. A l’intérieur : les murs, le bar, les tabourets, le décor design et autres sculptures artistiques, jusqu’au verre dans lequel on boit, sont en glace, sous une température ambiante de – 5 °C, conservée grâce à un système bloquant l’air froid à l’intérieur. Les visiteurs se voit remettre à l’accueil une cape spéciale anti-froid des plus tendances (argentée !) et des gants pour se protéger du froid et éviter à la chaleur du corps de trop se dégager et faire fondre ainsi le décor.Comme l’IceHotel et les 2 autres Absolut Icebars (Stockholm en 2002 et Milan en 2004) l’Absolut Icebar London sera détruit pour renaître tous les 6 mois, permettant ainsi de garder toute son originalité.Absolut Icebar London : 29 - 33 Heddon Street, W1 / Tél: 0044 20 7478 8910 . Site Internet : www.belowzerolondon.com
Absolut est sans aucun doute la marque proposant les meilleurs éditions spéciales de sa bouteille de vodka : Absolut Bling-Bling, Absolut Disco, Absolut Colors et dernièrement Absolut Shaker. La vodka revient en fin d’année avec une édition limitée Absolut Masquerade (Absolut Mascarade dans la langue de Shakespeare). La bouteille, ornée de 3 238 pastilles brillantes rouges, joue sans équivalence la carte de la fête, la mascarade, les soirées costumées… actuellement encore en vente. Avis aux collectionneurs.
Parmi les mythologies publicitaires contemporaines, il en est une toute particulière en ce qu'elle dépasse la mythologie pour toucher à la théologie. Avec Absolut, le signe non seulement opère le miracle d'être omniprésent en même temps qu'invisible (puisqu'il s'efface en permanence derrière chaque thématique de campagne) mais il s'est au fil du temps transfiguré en nouvelle divinité.
Historiquement, Absolut est un signe glouton. Les campagnes, dans lesquelles la bouteille, toujours au centre, se fond dans le décor en le transformant, capturent systématiquement l'essence d'un lieu, d'une ville, d'une communauté et s'en approprient à la fois le corps et l'esprit. Absolut anthropophage. Plus fort encore : en ingurgitant les lieux, Absolut les consacre, par le geste des artistes auxquels elle s'associe, en temple de la branchitude.
Mais la véritable magie s'opère ailleurs. La marque, contrairement aux autres qui tentent à tout-va d'imposer leur ADN au monde, fonctionne en creux. Auréolée de la pureté de sa transparence, elle est comme une toile blanche sur laquelle chacun peut projeter ses images, véritable réceptacle de tous les fantasmes du monde.
Comme ces prophètes aux mille visages décrits par le mythologue américain Joseph Campbell, qui utilisent le voile ou le masque comme miroir de l'humanité, Absolut est déjà un signe miroir, qui s'enrichit de toutes les envies, de tous les imaginaires de ses mutliples cibles. "Absolut nothing", donc "Absolut everything". La marque peut ainsi draguer autant les gays que les traders, l'art ou la musique. Elle est le saint breuvage où chacun trouvera les secrets de son âme, où chacun reconnaîtra ses désirs, décuplés par la créativité. Ce qui, au fond, est une "promesse" centrale de la catégorie.
Ainsi, des années durant, Absolut le prophète fonctionne en creux, reçoit et adoube les fantasmes de chacun. Jusqu'à atteindre le sommet, jusqu'à devenir la référence absolue, jusqu'à ce que la divinité se perde elle-même dans la célébration de sa propre gloire avec les calendriers de Gaultier et Mondino, qui donnaient enfin vie aux vrais visages d'Absolut et ses divinités suédoises - jusqu'à ce que le temps soit venu d'entamer une nouvelle ère : comme toutes les idoles, Absolut devait être démantelée pour mieux renaître.
La campagne "Absolut Metropolis" marque un changement radical dans l'histoire de la marque : la divinité, déjà attaquée par de nouvelles idoles plus "premium" (les Grey Goose et autres Belvedere), est virée de son piédestal, rompt avec les prêtres de la branchitude installée (les "signatures" de chaque campagne) et se voit livrée en pâture à de sauvages tribus nippones du Tokyo underground qui se font un plaisir de la démembrer, la découper, la défigurer. Elle se retrouve chapeau, ceinture, couture de kimono dans les mains d'artistes de la rue, post-punk, post-glam et post-Absolut. Ce n'est plus la marque qui dévore le lieu, mais le lieu qui dévore la marque. Les douze visuels de la campagne s'arracheront sur e-Bay parmi les fidèles trop heureux de voir leur dieu tomber.
Une fois passée cette étape sacrificielle, Absolut peut revenir en force, et assumer enfin pleinement le rôle divin que son parcours exceptionnel lui assigne : être Dieu, démiurge. Dans la campagne "In an Absolut world", nouvelle plate-forme de la marque depuis 2005, Absolut recrée le monde à son image - parfait. Alors que ses concurrents se battent à coups d'ingrédients et d'origines, Absolut a déjà opéré sa transmutation en marque-monde, et invite chacun à expérimenter le monde s'il était aussi parfait que cette vodka.
Avec une croissance supérieure à celle du marché depuis le lancement de cette nouvelle plate-forme, on peut dire que les fidèles ont retrouvé la foi. À coups de films spectaculaires, de prints clins d'œil et d'expérimentations artistiques (les Absolut Machines), la divinité multiplie les signes de sa puissance démiurgique. Mais une divinité ne serait rien sans son côté obscur. Absolut lance alors Absolut 100, le côté sombre de la force : bouteille noire, supplément d'intensité, degré d'alcoolémie plus élevé.
Apparition, disparition, ubiquité, invisibilité, piédestal et arène, réceptacle à fantasmes puis fabrique d'un monde meilleur, assimilation de son penchant diabolique, la marque a su déjouer tous les codes du marketing traditionnel pour s'imposer en véritable marque-monde, divinité qui ne cesse de changer de forme et de jouer avec les signes, et donner un nouveau sens à la "dive bouteille" rabelaisienne.